Face à l’invité surprise, Kei Nishikori, Roger Federer n’a pas eu trop de mal à s’adjuger un titre de plus, qui plus est chez lui. Une victoire 6-1/6-3 en finale pour clore une semaine de compétition bien négociée. Cap sur Bercy maintenant.
Il ne fait plus partie des trois meilleurs joueurs mondiaux, n’a pas gagné de tournoi majeur cette saison, et pourtant Roger Federer reste présent. Après une victoire à Doha au début de l’année, le Suisse s’impose chez lui, à Bâle, au terme d’une semaine synonyme de retour à la compétition et de préparation pour la fin de saison. Pour cela, il fallait battre Kei Nishikori, la révélation du tournoi. Le Japonais de 21 ans a épaté le public suisse. Profitant d’une wild card, il a notamment sorti Thomas Berdych, prétendant au Masters de Londres, dès le premier tour, et surtout un Novak Djokovic diminué par une douleur à l’épaule en demi-finale. Seulement voilà, si battre le numéro un mondial blessé est un exploit dans n’importe quel tournoi, il peut rester des légendes à affronter. Et Roger Federer fait partie de ceux-là. Tâche encore plus ardue quand il s’agit de battre, sur la dernière marche, le meilleur joueur de tennis de ces dernières années qui, en plus de ça, joue dans sa ville natale. Beaucoup d’éléments à prendre en compte pour un gamin de 21 ans, même prometteur. De son côté, « Fedex » avait géré sa semaine tout en tranquillité. Le parcours ne s’est corsé que sur la fin quand il a fallu jouer Andy Roddick puis l’ami Wawrinka, mais la force tranquille a encore agi. Et à force de coups du sort sur les joueurs du top 10 (Murray et Djokovic blessés), le Suisse s’est retrouvé seul favori dans une finale facile.
Nishikori contre Federer, c’est un contraste bien marqué entre un joueur auréolé d’innombrables titres et l’espoir du tennis asiatique chez les hommes. Une différence qui se sent dès l’entame de match. Le Suisse réussit très vite à lire le jeu de service du Japonais et régale dès le premier jeu avec un revers long de ligne gagnant puis un décalage pour asséner un coup droit décroisé avec cette grâce habituelle et éternelle. Le break est fait dès l’entame de match. La machine est en place, les déplacements sont précis comme à l’accoutumé. Le Japonais ne semble pas avoir de quoi nourrir même un mince espoir. Federer clôture la première manche sur un second break, la rencontre est sous son contrôle. Il démarre le second set sur la même dynamique. Les aces sont lâchés aux bons moments, mais Nishikori resserre ses jeux de service et laisse moins d’occasions à son adversaire pour se faire breaker. Le Suisse mise alors sur ses jeux de service et gratifie le public bâlois d’un jeu blanc parfait à 2-2. Il début par un ace, continue par un enchaînement service/volée, puis une volée amortie croisée, avant de finir sur un ace. Il s’agit encore de génie technique quand il prend le service de son adversaire grâce à un lob sublime. Il ne reste plus qu’à conclure et soulever le trophée, une cinquième fois chez lui.
Roger Federer peut envisager Bercy et Londres avec espoir. Il a rempli sa mission à Bâle, et bien qu’à sa portée et aidé par quelques aléas, il a répondu présent. Et si le Suisse jouait les troubles fêtes à Bercy puis au Masters de fin d’année ? On sait bien qu’il n’a pas l’habitude de finir une saison sans avoir remporté un tournoi majeur…
Baptiste Morin





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Je fais partie des responsables du site Culture Sport (http://www.culturesport.info/). Nous recherchons activement des rédacteurs. De part vos articles, je me permets de vous contacter pour savoir si vous pourriez être intéressé, et dans ce cas en parler avec vous.
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Jérémy Bazin